mardi 14 avril 2009

Il faut sauver la planère financière!

Ça ne tourne plus rond sur la planète financière. Tout le monde y met son grain de sel.
Revenons sur l'émission RIPOSTES du 5 avril 2009(N° 364 Serge Moati)
G2, OTAN : le nouvel ordre mondial.
Invité : François Hollande
Participants : Jacques Attali, Pierre Lellouche, Jean-Luc Mélenchon, Bernard Guetta

Si vous ne trouvez plus l'intégrale de sa vidéo sur le site de la Cinq

vous pouvez toujours essayer de voir des EXTRAITS ici.


Diverses opinions se sont exprimées. Certaines très sensiblement opposées, y compris un accrochage peu courtois entre Mélenchon et Lellouche, presque trop beau pour ne pas être un peu préparé à l'avance.

Passons sur ces points de discorde pour résumer les points d'accord :

* Il y a probablement des petits signes de changement des mentalités. L'époque où certains théorisaient que le marché doit à lui seul assurer le bien-être de chacun semble révolue.
* Mais un système de gouvernance mondiale n'est pas pour demain. Dans cent ans ... , ou peut-être jamais ...
* Le sauvetage des institutions financières (les banques) est une urgence économique absolue, moralement détestable.
* Si le sauvetage réussit, il profitera de toutes façons aux banques, et plus particulièrement au système financier anglo-saxon, et il coûtera au contribuable actuel et aux générations futures.

On s'accorde sur la nécessité de mieux encadrer les points qui ont conduit à la crise :

* Restreindre l'offre de crédit alimentant la spéculation.
* Rendre les Agences de notation indépendantes des organismes qu'elles auditent.
* Encadrer les rémunérations "obscènes" de certains dirigeants.
* Eviter que l'argent public soit utilisé à servir des bonus etc. dans les entreprises aidées.
* Combattre non seulement la fraude fiscale, mais aussi l'évasion fiscale ( due à la disparité des lois et usages fiscaux entre pays ).

Les modalités pour y parvenir restent un problème mal résolu. Pour les uns, nationalisation provisoire ou définitive. Pour d'autres, création d'une monnaie internationale de référence différente du dollar.

La suite du débat aborde les problèmes de la paix dans le monde, la non prolifération de l'armement atomique, la lutte contre les évolutions possibles du terrorisme international, la suprématie déclinante des USA et la montée en influence de l'Asie.

En conclusion, les protagonistes croisent les doigts et lancent du bout des lèvres un message d'espoir plutôt désabusé.

L'ennui, c'est que si l'on fait un tour du coté des commentateurs américains, ils sont franchement dubitatifs sur les effets des plans de sauvetage annoncés par Obama !




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lundi 6 avril 2009

Taïaut, Taïaut, sus au capitalisme sauvage

Brillants chasseurs à courre, sonnant du cor à se rompre les jugulaires, meute des chiens courants, aboyant derrière le gros gibier, tout ce qui compte sur la planète se préoccupe de réformer le capitalisme. Les plus sages savent avec Jacques Delors que "tout individu qui détient un pouvoir sans limites, en abuse" et qu'il faut assez de règles pour apporter un peu d'équité, mais pas trop de règles pour ne pas casser la machine qui nous fait vivre.


La confusion règne. Ce week-end on en a eu des exemples dans l'émission Ripostes (G2, OTAN : vers un nouvel ordre mondial)avec Attali, Mélenchon, Lellouche et le journaliste Guetta.

Egalement dans le Figaro Magazine du 4 avril 2009 dans le débat
" Peut-on moraliser le capitalisme " entre le philosophe André Conte-Sponville et le haut fonctionnaire Nicolas Tenzer.


Je voudrais en commenter certaines affirmations. Nicolas Tenzer écrit " ... le politique, lequel définit le juste et l'injuste, concrétisés par la suite dans des principes et des codes d'éthique contraignants..."

Il me semble bien dangereux de confier au politique le soin de définir ce qui est juste et ce qui est injuste. Il y a comme un relent de totalitarisme à cela, car le politique c'est par définition un domaine de pouvoir. Relent qui se confirme quand Tenzer se dévoile en subordonnant les principes et les codes d'éthique aux choix préalables du politique.
Je préfère sur ce point la position de Conte-Sponville qui insiste sur la morale individuelle.


Tenzer évoque ensuite "les règles fonctionnelles du capitalisme" et cite " la transparence, le principe de fiabilité des informations, l'absence de conflits d'intérêt...". Je pense qu'il confond capitalisme et économie de marché. D'ailleurs le mot capitalisme est tellement ambigu qu'on ferait mieux de pas l'utiliser.


Plus loin, il confond les capitalistes, les entrepreneurs et les dirigeants salariés.
Il me parait faux de dire que notre système économique compte de moins en moins d'entrepreneurs. Si c'était le cas, c'est à l'école qu'il faut tenter d'y remédier.

Il déplore "...l'actionnariat dilué, où la rente est devenue la règle... ". Je crois au contraire que l'augmentation du nombre des détenteurs du capital - qui ne sont pas tous de gros porteurs- est plutôt une bonne chose pour l'amélioration de l'équité, à condition de limiter leurs appétits à court terme.


Finalement, il se préoccupe de "la crise de l'autorité et de la légitimité des institutions publiques et privées" particulièrement en France et là je suis entièrement d'accord.



Je vois un lien entre cette crise d'autorité et la crise financière.
A mon avis, les causes de cette crise sont multiples.


  • Certainement, la lente déliquescence des autorités morales traditionnelles : église, philosophie, famille, école. Le politique, même pris au sens le plus noble du terme, ne peut jouer le rôle d'autorité morale en démocratie.

  • Peut-être aussi le principe de laïcité à la française qui met sur un pied d'égalité toutes sortes d'idéologies.

  • En tous cas, la trahison des relais d'opinion qui véhiculent le scandaleux au détriment de tout ce qui est positif.


Alors, quand Obama dit aux étudiants: " Vous pouvez travailler pour Médecins sans frontière ou pour l’ONU, être maire de Strasbourg ou volontaire dans votre communauté… L’essentiel est de s’engager au service du public. A long terme, le fait de ne penser qu’à son confort, à sa maison, à sa voiture n’apporte que de l’ennui. Si vous ne pensez qu’à vous, votre vie diminue. Pensez-y, le monde présente tant de défis et d’opportunités. Plongez, impliquez-vous, acceptez d’être déçu, mais vous aurez vécu une grande aventure et fait la différence ", c'est un petit caillou blanc dans la forêt, qui sera plus efficace à terme que les milliers de milliards de dollars injectés dans le système pour pallier les errements de certains de leurs aînés.
Les médias en ont à peine parlé et c'est bien dommage !




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jeudi 26 mars 2009

PARADIS PERDU

Je ne résiste pas à l'envie de vous faire partager une courte nouvelle que j'ai écrite début 2007. Elle fait partie du recueil ALLEZ FRANCE ( six courtes nouvelles étiquetées "DANGER produit caustique")lui même compilé dans CONTES ET NOUVELLES que vous pouvez trouver en vous inscrivant sur mon site http://www.pjmb.fr/

PARADIS PERDU

Les petits hommes Verts sauvèrent d’autant moins la planète, qu’il se produisit des changements que personne n’avait prévus, et surtout pas eux.

Au lieu de l’élévation continue de la température et du niveau des océans, ce fut le contraire qui se produisit.

Une centaine de volcans éteints se réveillèrent. Il y eut une dizaine d’explosion majeures, à coté desquelles celle du célèbre PinaTubo n’était qu’un petit galop d’essai. Les cendres obscurcirent l’atmosphère, à un point jamais observé de mémoire d’homme. Le froid s’installa sur la terre.

Les météorologues, courant au secours de la victoire, clamaient qu’ils l’avaient prédit, et rappelaient le dernier petit âge glaciaire survenu au siècle de Louis XIV. Les petits hommes Verts, engoncés dans leur idéologie, affirmaient doctement que cela ne durerait pas.

Mais cet âge de glace là ne fut pas si petit.

Les pays du Nord, anciennement tempérés, devinrent rapidement inhabitables. Ce d’autant plus qu’on était en pleine crise énergétique. Les combustibles fossiles étaient devenus hors de prix, et malgré la repousse des forêts, les énergies renouvelables faisaient défaut.
La zone tempérée se déplaça vers le Sud, entraînant des flux migratoires inverses de ceux qu’on avait connus jusque alors. Le climat du Sahara s’adoucissait chaque année.

Restait à le rendre habitable. Les nouveaux colons venus du Nord s’y employèrent avec détermination.

On installa des oasis artificielles où les palmiers étaient remplacés par d’immenses toitures soutenant des capteurs solaires. Dans l'atmosphère voilée qui régnait maintenant, le rendement n'était pas aussi bon qu'on l'aurait souhaité, mais il fallait bien faire avec. La face inférieure des toitures était refroidie par effet Peltier, ce qui permettait à la moindre vapeur d’eau dégagée sous cet abri de se condenser et de retomber en pluie bienfaisante. Grâce à un judicieux système d’accumulateurs électriques, on pouvait faire pleuvoir seulement la nuit. Restait à trouver l'eau.

Au départ on eut recours à la désalinisation de l’eau de mer sur des sites côtiers. Certains gazoducs, en jachère depuis l’épuisement des ressources fossiles, furent reconvertis au transport de l’eau d’irrigation. D’autres furent construits. Le Sahara retrouva une certaine fertilité. Les pluies bienfaisantes devinrent presque autonomes. Les cultures maraîchères fructifiaient.

Sous les toitures photovoltaïques, on put même replanter de vrais palmiers et des orangers, avec de vraies dattes et de vraies oranges. C’était le paradis sur terre.

Pas pour longtemps.

Les Touaregs revendiquèrent la possession de leur territoire ancestral, et déclarèrent le Djihad aux colons venus du Nord.

samedi 14 mars 2009

Le deuxième grand Schisme d'Orient

Dans un billet précédent, j'évoquais la difficulté que rencontre tout individu sans parti pris à se faire une opinion éclairée sur les problèmes du monde.
J'en prends pour exemple les débats sur le climat et l'avenir proche de la planète.

L'Eglise Ecologique d'Occident, marchant la main dans la main avec les Chefs d'Etats des principales puissances, doit faire face à une contestation de plus en plus nourrie à propos des dogmes du réchauffement climatique et de la multiplication des catastrophes naturelles en relation avec l'utilisation croissante des énergies fossiles.
Les tenants de thèses déviantes, de plus en plus nombreux, sont sur le point de se regrouper en une deuxième église concurrente que nous pourrions désigner comme l'Eglise Réformée d'Orient, parce que le Japon, voire la Chine, en apparaissent comme les principaux zélateurs à la suite de quelques contestataires occidentaux de la première heure.

La guerre de religion n'est pas loin. Activité humaine ou taches solaires ? Réchauffement accéléré ou début d'un nouveau petit âge glaciaire ? Rejets de CO2 du chauffage et des transports, croissance mal maîtrisée de l'agriculture et de l'élevage ou conséquences inéluctables des fluctuations d’activité du soleil ? Chaque Eglise taxe l'autre d'hérésie et l'accuse de mensonge.

Les adeptes de ces deux Eglises sont, nous dit-on, des scientifiques de tous pays.

Deux méthodes s'affrontent. L'une est basée sur des modèles mathématiques visant à représenter les phénomènes physiques et à donner des prévisions météorologiques, l'autre est basée sur l'étude historique et archéologique du climat terrestre et de l'activité solaire.

Tous ont recours à des modèles et des corrélations calculés sur ordinateur. On ne commente les résultats expérimentaux que de façon très fragmentaire. Une prédiction spectaculaire a plus de chances d'être reconnue, voire médiatisée, qu'une prédiction exacte.

Dans les médias, l'analyse critique brille par son absence. A la place, on vous dit que trois cents scientifiques ont signé la pétition adressée au Président Obama au sujet des dépenses publiques dans le domaine du développement durable, mais que le concile officiel ( GIEC), qui en regrouperait deux mille cinq cents, est d'un avis contraire. En un mot, on demande des actes de foi, basés sur la règle du vote majoritaire.

Comme à l'époque de Luther et de la Réforme, les considérations socio-politiques ne sont pas étrangères au choix des gouvernants de soutenir telle Eglise plutôt que telle autre. Ainsi va le monde !

Bibliographie :

Analyse détaillée de la controverse (Wikipedia)
Un article assez savant comme toujours

La controverse en vidéo (The great global warming swindle )
sous-titré en français - Durée 1H15
Prenez le temps de voir ce sujet, c’est le plus complet tant sur le plan scientifique que sur le plan politique.

Rapport du GIEC en 1995 (Synthèse)
Le GIEC est l'organisme qui illustre et soutient la thèse de l'origine "anthropique" du réchauffement climatique. Les modèles les plus catastrophiques sont largement repris par les médias. On note que les rapports de 1990 et 1992 ne sont plus disponibles sur internet.
Rapport du GIEC en 2001 (Synthèse)
Le GIEC maintient essentiellement ses conclusions de 1995.
Rapport du GIEC en 2007 (Synthèse)
Le GIEC maintient l'origine "anthropique" en prenant peut être un peu plus de recul.

Tous les aspects scientifiques de la contestation
Nombreuses références, certaines accessibles à tout le monde, d'autres plus savantes. Lire le début de l'article sur le rafraîchissement

Actualités de la contestation
Querelles d'experts, querelles de journalistes au jour le jour ...


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Se faire une opinion personnelle

Noyé dans l'océan de l'hypermédiatisation, peut-on se faire une opinion sur les problèmes du monde ? On peut se faire une religion, peut-être, surtout si l'on en a déjà une, mais une opinion éclairée, rien n'est moins sûr.
Le problème de l'opinion éclairée, c'est l'éclairage, qui est devenu une usine à gaz, si vous me passez ce mauvais jeu de mots !
Evidemment, selon que vous êtes un intellectuel de gauche ou un intellectuel de droite, votre religion est faite et il ne vous reste qu’à la nourrir.

Le problème, c'est que si vous ne vous sentez ni intellôche, ni intelloite, mais simple animal doté de la capacité de raisonner, se faire une opinion personnelle éclairée devient une quasi impossibilité métaphysique.
Que se soit sur la crise économique, sur la justice et l'équité, sur l'école, sur l'écologie, ... les exemples abondent.

Les médias nous présentent des avis de soi-disant experts, qui avancent postulats et chiffres épars en se gardant bien d'en faire un commentaire critique.
Les débats télévisés sont soigneusement organisés entre des pseudo spécialistes qui ne rentrent pas dans les détails et des forts en gueule qui assènent leur catéchisme. Les cas où les uns et les autres s'écoutent et essayent de tendre vers une opinion partagée sont rarissimes.
Idem pour les débats parlementaires, où les considérations clientèlistes sont mises sur le même plan que la recherche du bien public.

Il faut passer beaucoup de temps pour trouver des rapports détaillés et les éplucher. Il faut être noctambule pour regarder à la télévision des émissions de bonne qualité entre 1 et 4 heures du matin. Toutes choses qui sont hors de portée du citoyen actif moyen, soumis à la propagande médiatique, qui n'a pas d'autre choix que d'adhérer à une pensée quasi religieuse.

Si, pour certains, la religion est l'opium du peuple, pour d'autres, elle en est le MAXITON.


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mardi 10 mars 2009

Contradictions médiatiques

Dans l'émission C'est dans l'air consacrée à la récente publication des bénéfices 2008 de la société TOTAL, Bernard Maris, journaliste dont les convictions politiques sont bien connues, a défendu l'idée que la finance, l'énergie, les transports et quelques autres secteurs étaient des activités d'intérêt général, donc des biens publics à l'échelle de la planète et qu'il ne fallait pas les laisser administrer par les intérêts privés.

Un autre intervenant lui a fait remarquer que ce qui pouvait être considéré comme un bien public mondial, accessible le plus égalitairement possible à tous, c'était plutôt la protection du climat. Bernard Maris en a été d'accord.

Le même Bernard Maris, un peu plus tard, a reproché vivement aux pétroliers privés TOTAL, BP, EXXON d'entretenir la rareté des carburants en Europe en n'investissant pas dans le raffinage pour satisfaire la demande croissante. Les vilains capitalistes actionnaires maintiendraient ainsi les prix hauts pour garder des marges élevées.

Quelle que soit la pureté ou l'impureté des motivations des vilains capitalistes, la contradiction est évidente : si l'on investit pour augmenter les capacités de raffinage et peut-être baisser un peu les prix (qui à la pompe sont faits de 80% de taxes étatiques), c'est clairement un facteur d'augmentation des émissions de CO² réputé important pour la protection du climat !

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dimanche 22 février 2009

Les faux monnayeurs (suite)


Je suis tombé par hasard sur le livre de Jacques Rueff "Le Péché Monétaire de l'Occident". L'auteur, en son temps, a été une de nos plus hautes autorités financières, mondialement reconnue.

Son livre dénonce les errements des politiques monétaires et le manque d'encadrement des pratiques financières et bancaires internationales sur la période 1929-1968.
Nous ne rentrerons pas dans ses arguments de spécialiste sur les vertus de l'étalon-or opposées aux dangers du gold exchange standard. Ni sur les discussions portant sur la fixation du prix de l'or métallique, la convertibilité des monnaies, les droits de tirages spéciaux, la référence à un panier de monnaies ...
Certes, bien des choses ont changé depuis 1968. Cependant, les errements dénoncés par Jacques Rueff n'ont pas été corrigés. Ils ont pris une ampleur inégalée, non seulement en Occident, mais sur la quasi totalité de la planète.

Quel est donc notre péché originel ?
Très simplement, nous dit Jacques Rueff, celui d'avoir dissocié, dans une zone juridictionnelle donnée, la production et la consommation de biens et services.

Quand ces deux paramètres globaux sont liés, notamment grâce aux contraintes réglementaires imposées au système monétaire et bancaire, on observe une autorégulation vertueuse de l'offre et de la demande.

Dans le cas contraire, il faut s'attendre à des crises économiques à répétition.
Les mécanismes du crédit sans frein, la création de produits financiers superflus, sont autant d'accélérateurs de la consommation au delà du raisonnable.

En 1968, M. Rueff s'étonnait de ce que l'Occident, champion du libéralisme, s'appliquait à mettre en œuvre le précepte énoncé par Lénine "pour détruire le régime bourgeois, il suffit de corrompre sa monnaie".

La crise de 2008 confirme malheureusement cette sinistre prédiction.

Entre temps, les sommes en jeu sont passées de quelques millions à quelques milliers de milliards !

P.S. Prenez donc le temps de lire ou de relire mon petit conte :
"QUATRE SAISONS EN ENFER"

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